Récapitulatif
Le phishing reste la principale tactique de violation de données, représentant 36 % des incidents en 2021. Le phishing inclut désormais le phishing-as-a-service, les médias deepfake, le smishing et le spear phishing ciblé. Les attaques par ransomware commencent souvent par un vol d’identifiants, chiffrent des données critiques et peuvent ajouter une double extorsion. Parmi les cas très médiatisés de 2021 figurent Colonial Pipeline et Kaseya. Les attaquants utilisent de plus en plus l’automatisation pilotée par l’IA, les exploits zero-day et zero-click, les malwares sans fichier et les modèles as-a-service, ce qui oblige les organisations à déployer des contrôles multicouches et proactifs sur les endpoints, les réseaux et les environnements cloud.Les cyberattaques sont devenues plus répandues dans le monde entier, évoluant rapidement en sophistication et en ampleur, et elles sont désormais plus lucratives que jamais pour les cybercriminels. L’Everywhere Workplace a non seulement élargi le paysage des cyber-risques et des menaces, en particulier pour la confidentialité et la protection des données, mais de nombreux développeurs de logiciels Agile, dont beaucoup ne disposent d’aucun processus DevSecOps, publient des logiciels non testés ou insuffisamment testés, que des groupes criminels peuvent exploiter comme des vulnérabilités zero-day.
Les techniques les plus couramment utilisées par les cybercriminels sont restées constantes ces dernières années, le phishing et le ransomware continuant d’occuper deux des trois premières places. Selon le rapport Data Breach Investigations 2021 de Verizon, le phishing occupait la première place des tactiques de violation de données les plus utilisées, passant de 25 % de l’ensemble des violations de données en 2020 à 36 % en 2021. Le ransomware, quant à lui, était responsable de la plupart des violations de données causées par des logiciels malveillants.
Pire encore, ces types d’attaques continuent d’évoluer et incluent désormais l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par machine learning, l’automatisation, l’enchaînement d’exploits visant des vulnérabilités connues et zero-day, des kits d’exploitation zero-click développés par NSO Group, des malwares sans fichier et l’adoption du modèle économique « as-a-service ». Ces évolutions aident les cybercriminels à garder une longueur d’avance sur leurs cibles.
Qu’est-ce que le phishing ?
Le phishing est une technique d’ingénierie sociale qui utilise la tromperie pour voler les identifiants et d’autres informations personnelles d’un utilisateur final. Les vecteurs de diffusion les plus courants du phishing sont les e-mails et les pièces jointes, les SMS et MMS, le téléphone et les réseaux publicitaires malveillants. Ces outils incitent l’utilisateur final à cliquer sur un lien hypertexte menant à un site contrefait ou à un domaine Internet spécialement conçu. Les utilisateurs finaux sont facilement amenés à divulguer leurs précieuses informations personnelles en raison de titres accrocheurs et de liens hypertexte qui semblent authentiques, sont masqués ou raccourcis. Et lorsque l’utilisateur final arrive sur le site, un kit d’exploitation malveillant ou un enregistreur de frappe peut être téléchargé à son insu sur l’appareil ou l’ordinateur afin de voler des informations personnelles, notamment des identifiants ou des numéros de carte bancaire, que les attaquants peuvent ensuite utiliser pour compromettre des appareils et dérober davantage d’informations à forte valeur. Le phishing reste aujourd’hui le type de cybercriminalité le plus courant et, à mesure que le travail à distance et hybride devient la norme, les entreprises et les collaborateurs relâchent leur vigilance en matière d’hygiène de cybersécurité. C’est humain.
Types de techniques de phishing :
- Phishing-as-a-service est un modèle économique qui regroupe les outils de phishing les plus efficaces et les vend comme un produit standardisé à toute personne prête à payer.
- Clonage reproduit des e-mails professionnels et des sites Web d’apparence légitime qui trompent les cibles afin qu’elles cliquent sur un lien hypertexte remplacé par un lien vers un site malveillant.
- Deepfake utilise l’intelligence artificielle (IA) pour diffuser des informations trompeuses ou influencer les utilisateurs finaux en manipulant les paroles, les manières et les expressions d’une personne, initialement enregistrées sous forme audio ou vidéo.
- E-mails et pièces jointes peuvent être conçus pour paraître légitimes, tout en incitant une personne à cliquer sur un lien hypertexte où elle divulgue, sans le savoir, des informations personnelles ou des identifiants.
- Pharming utilise des liens hypertexte d’apparence authentique dans des e-mails de phishing, qui redirigent les utilisateurs finaux d’un site précis et légitime vers un site malveillant en modifiant la table du système de noms de domaine (DNS) sur le serveur Web hôte.
- Smishing (phishing par SMS) s’appuie sur des communications par SMS utilisant des raccourcisseurs de liens pour dissimuler des liens malveillants dans un message texte.
- Spear phishing cible généralement des personnes ou des groupes disposant de privilèges administratifs, en utilisant un prétexte personnalisé afin d’augmenter les chances de réussite pour voler des identifiants bénéficiant d’autorisations plus élevées d’accès à des données d’entreprise plus sensibles.
- Vishing ou phishing vocal utilise la communication téléphonique vocale traditionnelle pour amener les victimes à révéler des informations sensibles ou à envoyer de l’argent au cybercriminel.
- Whaling trompe les dirigeants du comité exécutif en les incitant à cliquer sur un lien hypertexte ou une pièce jointe qui installe un kit d’exploitation ou un malware sur leur appareil afin de voler des informations sensibles, professionnelles ou personnelles.
Qu’est-ce qu’un ransomware ?
Un ransomware est un malware dont le seul objectif est d’extorquer de l’argent à l’utilisateur final. Une fois les identifiants de l’utilisateur final connus grâce à une attaque de phishing, les cybercriminels peuvent s’emparer de données supplémentaires précieuses sur son appareil mobile ou son ordinateur portable, puis sortir de l’appareil et se déplacer latéralement sur les réseaux connectés à la recherche d’autres données de valeur à voler. Les cybercriminels peuvent ensuite bloquer l’accès aux informations critiques, souvent en chiffrant les données, avant d’envoyer une demande de rançon et d’attendre un paiement en cryptomonnaies intraçables comme Bitcoin ou Monero. Si les données sont extrêmement sensibles, les groupes de ransomware peuvent pratiquer une « double extorsion » à l’encontre de leurs victimes en menaçant de rendre les informations publiques, sauf si une rançon supplémentaire est payée.
Les ransomwares se propagent également au moyen de chevaux de Troie, de spams avec pièces jointes malveillantes, de faux outils de mise à jour logicielle, de boutiques d’applications tierces et de sources de distribution qui proposent des applications et des outils contenant des malwares, des spywares ou des kits d’exploitation.
2021 a été une année record pour les violations de données et les ransomwares. Des attaques par ransomware très médiatisées et réussies ont été menées contre CNA Financial Corporation en mars, Colonial Pipeline fin avril, le fabricant d’ordinateurs Acer en mai et, également en mai, l’un des plus grands groupes de transformation de viande, JBS Foods. Une autre attaque a visé Kaseya VSA (Virtual System Administrator) en juillet, même si aucune rançon n’a jamais été versée, car le FBI (Federal Bureau of Investigation) a pu obtenir les clés de déchiffrement auprès des serveurs du groupe de ransomware afin de restaurer l’infrastructure IT (information technology) de ses clients.
Lutter contre le phishing et les ransomwares
Les groupes cybercriminels sont devenus plus sophistiqués et mieux financés, avec à leur disposition un arsenal puissant d’outils et de tactiques d’attaque. Internet semble être frappé en permanence par une tempête parfaite, et certaines organisations pensent qu’une simple bouée de sauvetage suffit à résister à cet ouragan de catégorie 5.
Dans l’Everywhere Workplace, pour avoir une réelle chance de protéger vos données sensibles, il est impératif de placer autant d’obstacles robustes que possible sur la route de ces cybercriminels. Ivanti développe des solutions de cybersécurité pour découvrir, gérer et sécuriser vos données présentes sur les appareils mobiles, les ordinateurs de bureau, les serveurs, les applications, les réseaux et les environnements cloud, et les protéger contre toute compromission.
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